LA FAUNE
Depuis les années 70, les paysages de campagne ont payé un lourd tribu à la culture intensive, ce qui n'a pas été sans conséquence tant sur la faune que la flore.
L'arrachage des haies pour les remembrements a été très néfaste à l'équilibre biologique.
Les petites parcelles entourées de haies, qui abritaient toute une population de petits oiseaux
se nourrissant d'insectes, de chenilles et autres...ont disparues pour faire place à d'immenses étendues désertiques. L'emploi de désherbants détruisants les graminées et autres plantes assurant la nourriture et le gîte de certaines espèces telles cailles et perdreaux a terminé les dégâts.
Protection et sauvegarde des espèces...
La réaction des chasseurs n'a pas été assez rapide, face à ce drame et nous en payons actuellement le prix, car la plupart des acteurs de ces destructions étaient aussi chasseurs ! Nous arrivons donc à une situation, ou les chasseurs s'ils veulent encore pratiquer leur sport favori sont obligés de faire appel au éleveurs de gibier !...les populations naturelles, quand elles ont réussi à survivre, ne sont plus en mesure d'assurer la pérennité des espèces. Si des mesures sévères ne sont pas prises dans les quelques années qui suivent, nous allons vers une disparition quasi totale de certaines espèces locales....
La préservation d'espèces autochtones, afin d'en assurer la survie, devrait être mise en oeuvre le plus rapidement possible. Le replantage des haies devrait être rendu obligatoire avec des essences différentes afin de respecter la production de baies tout au long de l'année. En imposant un minimum de longueur par hectare cultivé...et qui pourrait au regard des obligations européennes être classé en "jachères" !....